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Raymond Chiasseuil vous êtes la honte des chiens écrasés ! Vous êtes une erreur, une anomalie non répertoriée ! J’en peux plus de vos conneries !..Non mais franchement c’est l’escalade, là, on vous demande pas grand chose nom de dieu non mais à quoi vous jouez là, hein, provoquez, provoquez, …vous la provoquez votre sortie, à quoi vous jouez ça veut dire quoi ça ? .. Vous pouvez pas rester là, hein, va falloir y aller,… mais c’est pas vrai non mais regardez moi ça, je délire je frise l’apoplexie je paralyse je meurt trop jeune vous m’usez vous êtes dangereux !.. et pour nos lecteurs ça peut pas passer ! Vous êtes une merde redoutable aux odeurs de lendemains de cuite !.. Putain oh merde faut que je me calme…au revoir, ciao ! Vous connaissez la route ! j’vous raccompagne pas ! Oh mais non c’est pas vrai, c’est marre ! oust ! Du vent ! Dans votre dos ! Et force 6, hein, au moins, plutôt tempête, ouragan ! Bon voyage !.. Hors de la ville bandit ! Hors de nos lignes, nos colonnes, allez sévir ailleurs, cherchez un vrai travail ! Disparaissez et donnez pas de nouvelles, hein ! ..Et tiens attendez, votre plume là, vous savez quoi en faire, pas besoin de vous faire un dessin, hein votre plume de dégénéré de poulet grippé, hein allez tient je vous le dis quand même ça va me détendre j’ai l’estomac qui brûle et les intestins drôles voyez quand je m’énerve, hein, assassin, votre plume, oui, n’oubliez pas de vous la foutre au cul et gardez-vous bien de faire cocorico ! ..Mes hommages à votre chien !..
Un de ses doigts désignait la porte… ou bien son majeur se dressait devant moi… il était vénère…j’avais rien compris, mais quand même, en colère au moins il ressemblait à quelque chose le nouvel ex – patron… un certain style, du caractère, je l’avais ému, touché, j’avais fait naître un putain de paquet d’émotions dans son cerveau de cow-boy ! ..Je l’aurais presque plaint…puis, juste après m’être convaincu que bientôt il me supplierait de revenir, rampant pour s’honorer à nouveau de ma présence au sein de l’équipe, se répandant sur le caractère indispensable de mes billets aiguisés et avisés pour le bonheur des lecteurs de notre ville –et plus insidieusement pour l’équilibre sérieusement mis à mal de son état psychique – j’eus un brusque retour de rancœur quant à ma triste situation d’homme désormais libre mais cependant un tout petit plus dans la merde qu’auparavant…faut dire que jusqu’ici, j’avais trouvé refuge dans le sous-sol du bâtiment du journal, grâce à la bonté de notre bienveillant américanophile, qui permettait ceci sans masquer sa calvitie d’une auréole dernier cri (on ne l’aurait pas décelée sous son chapeau à la J.R de toutes façons)…précisons également que cette largesse me tenait lieu de salaire, mais enfin, en ces temps de troubles…
Je sortai, pensant, c’était quand même la classe mon article… Peut-être aussi, je me disais – qu’il crève !- que ses organes insuffisants gonflent à exploser, recouvrir son bureau, son lebensraüm de bureau ! Qu’il ne voie plus jamais le soleil, qu’il ne voie jamais le bout de sa nuit ! Et, en tant que littéraire de haut vol ignoré et même broyé par la huilée mécanique sociale, j’ai pensé à un verre…
La commune perd une grande figure
PAPY GUEGUERRE S’EST TROMPE DE VOIE !
Bien qu’il soit probablement inutile de présenter à tout citoyen d’Althorne ce sans domicile fixe qui faisait la bernique sur le rocher d’un banc de la gare, rappelons tout de même qu’il était célèbre pour cette décoration prétendument reçue lors d’une de ces hypothétiques situations de guerre qu’il se plaisait à faire revivre à qui voulait, puis perdue mystérieusement suite à un long voyage en Amérique, d’où il serait revenu malade, et force est de constater, pris plutôt régulièrement et sérieusement de boisson.
Il est mort!
Loin de troubler l’ordre public, sa présence semblait largement tolérée, voire appréciée des furtives mais vives forces de notre ville qui visqueuses se croisent le matin dans l’abandon brumeux de leur lit et parfois de leur dignité-en témoignent les bouteilles pleines déposées au pied de son banc favori depuis l’annonce de son troublant décès, survenu hier en fin de matinée.
Nooon !..
Troublant, en effet, puisqu’il semblerait, aux dires des nombreux témoins qui se plaisent à évoquer le souvenir de ce personnage en prolongeant leur séjour dans la gare, sur ce même banc,-vidant ces mêmes bouteilles, rendant un vibrant hommage à « leur » papy gueguerre, -s’essayant parfois à imiter sa prononciation particulière et son accent indiquant qu’il flirtait avec les six litres- ces témoins-là affirment qu’un indélicat aurait offert à « papy G » (comme les intimes se la permettent) un de ces menus double maxi quelque chose accompagné d’un coca, et que ce dernier se serait simplement, mais tragiquement,étouffé en tentant de l’ingurgiter.
Oh noooooon !!!
Difficile à croire, dans ce contexte de sympathie où l’on imaginerait bien un grand costaud de fils de garce ou autre voler au secours de l’infortuné à grands coups de bottes dans le dos, afin de faire ressortir cette infâme préparation américaine, ennemie de nos tripes et de nos adipocytes, -et les bottes , pas des santiags!-
Fucking hell !!!
Mais également,une question de fond continue de faire s’agiter les langues autour des bancs de la gare d’Althorne, où le niveau sonore commence à faire concurrence à la douce voix de Madame SNCF essayant de faire accepter qu’il sera difficile d’arriver à l’heure quelque part- les phrases jetées ça et là mettent en effet en relation avec une constance inquiétante, sachant qu’il est maintenant héroïque de trouver un individu à jeun sur le quai, l’Amérique et l’état de santé de Papy Gueguerre. Il ne s’agit là que de vagues pistes de début de pensées, au milieu de phrases inachevées… et personne ne sait si le sandwich maudit était bien issu d’un établissement d’origine américaine.
Hips !
Pour l’instant, la police reste silencieuse, occupée qu’elle est à mettre de l’ordre au pied du banc du défunt- pratiquement, un tri rigoureux entre bouteilles vides et pas encore, ainsi qu’un certain nombre de contrôles minutieux auprès de voyageuses de moins de trente ans – l’identité de l’empoisonneur est inconnue ,ce qui n’est pas dramatique dans le sens où aucune enquête n’a l’air d’être en cours, et aucune plainte déposée.
Beuuurgglakkkeurg !
Les derniers commentaires que j’ai pu glaner avant de sombrer dans un sommeil lourd et mauvais furent de ce style: « lui c’était le roi de la cuite!, moi, c’est au bout de trois litres, j’ai les yeux qui piquent! », »c’est marrant, il puait moins de la gueule que toi! », « moi, je serais mes organes, je ferais la révolution! », « lui qui passait son temps à la gare sans prendre le train, il est mort en se trompant de voie! » , « …même pas fini sa cirrhose! »
Cet article, malheureusement, n’est pas sponsorisé par Alka Seltzer. Il me semble que nous le regretterons tous… que lève le coude sans rien au bout de la main celui qui n’a jamais pris le beau train de l’éthanol!
CM
Et puis d’abord, je n’ai jamais eu de chien. Moi, si c’est une plume, lui c’est un canard qu’il peut se foutre au cul! et ça le fera pas chier un cygne!
Corto Malbert colère cuite et repense ne pas m’appeler Raymond Chiasseuil mes tripes en fusion à moi aussi gazer directeur pot luisant serviette noire sensations de menaces- le danger vient de l’intérieur. Rêves politiques une chimiste pétanque pétomane pastis. Une rousse, un peu pétasse.
Je n’ai jamais eu chier un cygne ça le fera pas qu’il peut se de chien. Moi, si et puis d’abord lui c’est son canard c’est une plume foutre au cul, et ça. Ma femme alka seltzer. Allons-y circulent globules molécules signaux transmissions autonomie organes lassés mijotent complotent. Arg. Demain soir sera rouge. Chiens la honte écrasés des êtes! noir trou fell. Comme un gros pépère qui causait de la subsidence chez le voisin. Sans foie.
Une image réelle, beaucoup trop, cogne rétine d’yeux fermés, transductions du sommeil, activité intense de cette aire spéciale encéphalique- mais personne ne scanne Corto- trop réelle pour se réveiller, il y a ce tronc en travers de la route, après la tempête- mais plus de bûcherons, plus de tree surgeons, et même à soixante kilomètres par heure, rencontrer ce tronc est fatal,-une chronologie précise des évènements du côté des organes internes- la rate semblerait éclater assez tôt, mais tout se brouille, s’estompe, Corto Malbert tombe dans du noir comme le Dude après son caucasian trafiqué chez Jackie Treehorn- il ne voit pas la scientifique en sang, l’avenir de l’autre côté du tronc et pas une tronçonneuse dans les parages. Que des tant pis c’est trop tard c’est trop con pour un peu il s’étoufferait sur la gerbe déposée sur son oreiller. Le lendemain chante boum boum dans son crâne pets immondes merde molle et puante, douleurs, douleurs, Corto confusément ressent, repense, il y avait ce truc comme une excuse: you’re fired !!! -ou d’autres termes…-anyway, à quatre grammes tout le monde est bilingue…
Imaginez- imaginons… peu importe qui parle… considérons un monde qui appartient à chacun de nous… le quotidien de nos entrailles… toutes ces relations complexes, ces organisations, et y a même de la hiérarchie là-dedans, des boucles de régulation, des rétrocontrôles, un système irrévocable avec nos outils, issu de milliards d’années d’évolution! ce qui nous dépasse c’est avant tout la manière dont nous sommes faits! des phénomènes biochimiques précis pointus testés auxquels nous devront bien nous faire, même si avant tout, nous ne sommes que de la flotte à plus de 70% en masse de notre corps… et une cravate, un uniforme, une barre de fringues, un bleu de travail ou le fait de vivre à poil ne changeront rien… et même si un compte en banque bien garni et plus ou moins officiel peut être considéré comme un prolongement judicieux de ce corps dans le cadre d’une lutte intra spécifique, la fatalité n’est pas déguisée: nous sommes des usines à merde, des sources urinaires pour peu que l’on s’arrange à rester en vie -dépendantes de la photosynthèse- et pour ce qui est de l’eau, ça se complique- de l’air, également… mais ce qui a foutu le bordel, en fait, c’était le pinard et ses associés, un problème lié à l’éthanol, même si la malbouffe n’était pas innocente, ainsi que les diverses substances plus ou moins chimiques utilisées par l’humanité pour s’échapper ou améliorer temporairement sa condition… si on regarde bien, à la base, c’est l’alcool qui nous a mis dedans, et non, par exemple, les plantes coquines qui ont permis à des « sauvages » de découvrir un tas de trucs et s’y connaître en botanique bien plus que les scientifiques du nord, et ainsi de voir une double hélice bien avant Watson et Crick, en parlant de serpents enroulés… mais c’est autre chose, on ne sait même pas ce qu’ils sont devenus, d’ailleurs occupés qu’on était à gerber et à chier mou… faut pas se foutre de la gueule de générations innombrables d’organes connaissant bien leur boulot… et ces derniers n’en sont pas restés là, d’ailleurs, ils ont affiné leur action… ils étaient loin du terrorisme, c’était comme une idée de coup de pouce à l’évolution de notre espèce, une sorte d’eugénisme excusable… qu’est-ce qu’on en sait? la nature ne se nourrit-elle pas d’expériences et d’ »erreurs »? L’enjeu n’était que l’Homo sapiens -a priori- celui du Nord? allez savoir, il n’y avait même plus Internet… en tout cas honnêtement, ils avaient fait un beau pied de nez au cerveau…
Mais c’est quoi ce métro? C’est pas London c’est peut-être Paris,- j’ai fait plus de métro-du tube!-à Londres qu’à Paris? Mais c’est qui cette fille-entre des murs gris-elle monte de nulle part-et part faire un concert avec sa guitare,-elle commence elle dit bonsoir-puis elle fait un pain et bon elle est moche, -et puis la chanson est chantée parfaitement bien-sans pain- mais c’était une mixture à base de blé noir de guerre rien qu’à elle seule, -elle parlait d’une nana qui a des moeurs… enfin bref quelques images en noir et blanc-mais c’est une blanche qui sort qu’ avec des blacks et sa gratte elle semble énorme, elle souffle dans son bidule en plastique et elle a un t-shirt vert-il était question d’humour, également, mais j’étais trop bourré-ou simplement-il faut savoir le dire!-c’est de la merde!-elle sait pas s’écrire…mais si !!! Car là elle s’écrie: mais c’est ce que je fais… je pousse…-imitation voix death metal-hommage aux parturientes!…ouah ah ah! avec sa gratte, hein…pas mal en fait! -et mon foie n’a pu tout éliminer-le bonheur d’être maman.. -c’est mon cerveau qu’est faiblard…c’est ma copine qu’a acheté ce cd/dvd… Corto se la raconte tout seul, -Raymond rêve d’une moitié-Raymond Chiasseuil ne vient pas du Poitou; Corto Malbert s’aventure ailleurs, sur des pages froides où il évolue comme un ours qui aurait perdu sa polarité… Il ne sait pas que les organes ressentent lorsqu’il se biture devant TF1. Ils ont bien compris cette histoire- un peu confusément, peut-être- un éventuel clonage thérapeutique où l’on se foutrait de leur gueule… Expliquons!